Monthly Archives: September 2015

Książyk and Księżyk

 Summary of the previous episodes:

♦    Some members of the Paprzyca family from the Kuszaba Clan arrived in the Niewino area (Podlaskie) during the early 15th c.;

♦    These families decided to bear the name of Niwiński to reflect their settlements in several hamlets in the vicinity of the Niewino villages;

♦    After a few generations, a branch of the Niwiński family used the nickname “Książyk” to differentiate from other members.

In the late 18th and early 19th centuries, Książyk people were still living in the area of the Niewino villages (parish of Wyszki) from which our family is originating. The records available on geneteka.pl locate a Książyk family in Liza, a hamlet from the parish of Topczewo. Actually, today there are two Liza hamlets: Liza Stara and Liza Nowa, distant by some 2 km. They are located in the district of Poświętne (Białystok County). The parish of Topczewo was founded in 1433.

Wyszki

Liza

1.         Książyk and Księżyk

The records of geneteka.pl are still uncomplete and to date, the documents are not available online.  The reading highlights a confusion between the names Książyk and Księżyk in one same family. The genealogy tree of this Książyk family in Liza below needs confirmation.

KZ Liza

 

This  confusion between the letters Ą/ą and Ę/ę  is a very interesting point that underlines the extent to which the orthography of names was somewhat uncertain before the mid-19th century. Ą/ą sounds like a French “on” while Ę/ę sounds like a French “in” (the English phonems “on” and “in” sound differently).  Other whimsical interpretations of the letter Ą/ą are possible. As an example, we found documents from our family in Grochale Górne (Mazowie) that read Ksionżyk. However, in the record from Liza, our name ends with a “-yk”. This writing confirms that Książyk is not Książek! 

2.      Poland and Lituania

The records of this Książyk family in Liza are kept in different places that reflect the history of the area of Podlaskie.

⇒ For records of the late 18th century: Archives of Vilnius (Państwowe Archiwum Historyczne w Wilnie) and Archives of the Drohiczyn Diocese (Archiwum Diecezjalne w Drohiczynie).

⇒For records of the early 19th century: Archives of Bialystok in Lomza (Archiwum Państwowe w Białymstoku Oddział w Łomży) and Archives of the diocese of Lomza (Archiwum Diecezjalnym w Łomży).

3.   Still there?

We found an article from Poranny.pl written in 2007 that mentions an Iwanowski-Księżyk family in Liza Stara before the Second World War.  The name Liza comes from a river but the author proposes a nice legend about the daughter of a wealthy man who was inspired by the Mona Lisa of Leonardo da Vinci. In 2009, Agnieszka Wisniewolska produced a short-cut movie “Skrawek Ziemi – Liza Stara” (WSAP Production). On the pictures below: traditionnal houses in Liza Stara.

According to mojkrewni.pl,  914 Księżyk and 285 Książyk are living in Poland.  Księżyk people are not living in the area of Poświętne any more. However,  a handful  of them is located in Białystok and several families are still living in Podlaskie.  Some Książyk people are living 63 km eastward in Hajnówka, a small town close to the border with Belarus.                   

LIZA STARA2

LIZA STATA3

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marie-Jeanne C.K., Paris

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Syzyfowe Prace : la jeunesse de Walenty

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Syzyfowe Prace (Les Travaux de Sisyphe) est le premier  livre que j’ai lu en polonais. Ce classique de la littérature n’a toujours pas été traduit en français.  Sur la photo : edition Olesiejuk de 2004 et edition Czytelnik de 1956 illustrée par Monica Żeromska, la fille de l’auteur. 

TVP Polonia rediffuse cette semaine Syzyfowe Prace, une série produite en 6 épisodes. Cette histoire nous fait vivre la vie des Polonais sous le joug russe, entre 1883 et 1893.  Tous les Polonais connaissent Syzyfowe Prace. Ce petit livre écrit par Stefan Zeromski en 1897 est un classique dans les collèges. Bien sûr, à l’époque du Communisme, les programmes officiels l’ont mis de côté pour ne pas encourager le sentiment antirusse des élèves. Mais ce livre n’a jamais été interdit et il a toujours été accessible dans les bibliothèques scolaires.

L’histoire se déroule dans plusieurs lieux fictifs de la région de Kielce. L’auteur explore l’environnement des héros avec beaucoup de minutie : un manoir isolé, une école de village, une ville de garnison, un collège de province. J’aime Syzyfowe Prace parce que les héros ont l’âge qu’avait mon arrière-Grand-Père Walenty Książyk à la même époque. Marcin Borowicz est né en 1864. Walenty est né en 1863, l’année de l’Insurrection de Janvier (Powstanie Styczniowe). Les années qui ont suivi ont été particulièrement dures. Exactions, déportations, répression, et confiscations étaient le lot quotidien des Polonais qui refusaient l’asservissement. La russification s’est intensifiée à partir du début des années 1880. Le polonais a été interdit dans les écoles. Les livres ont été confisqués et souvent détruits. Les examens d’entrée au collège sont devenus plus sélectifs pour écarter les réfractaires. La seule alternative pour ceux qui refusaient ce système c’était d’entrer au petit séminaire. Pour les familles polonaises, l’éducation avait un coût prohibitif et en général, un seul enfant par fratrie pouvait y accéder.

Les livres sont en fait les principaux héros de Syzyfowe Prace. Le roman évolue autour de la solidarité des élèves pour découvrir, partager, protéger et cacher une littérature polonaise interdite par les autorités. Les livres sont rares et précieux. Ils deviennent un trésor et un enjeu. Pour les personnages du roman, c’est ce qui reste quand on a tout perdu. Pour moi aussi : les livres en polonais sont pratiquement sont les seuls objets qui me restent de mon Grand-Père Leon Książyk. Ils sont rares, précieux et je ne m’en suis jamais séparée.

Syzyfowe Prace c’est en quelque sorte la jeunesse de mon arrière-Grand-Père Walenty. Chacun des héros du livre me dévoile quelque chose sur lui : la noblesse ruinée de Marcin Borowicz, la pauvreté digne d’Andrzej Radek, la résistance courageuse de Tomasz Walecki, le patriotisme passionné de Bernard Zygier. Avec Syzyfowe Prace, j’ai imaginé la couleur de son uniforme, le froid de son dortoir, l’obscurité de sa salle d’étude. J’ai aussi compris sa détermination à travailler pour s’en sortir.

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La déclamation du poème d’Adam Mickiewicz La redoute d’Ordon (Reduta Ordona) est certainement le moment le plus intense de la série TVP. Le livre ne restitue pas l’intégralité de ce texte qui raconte le siège de Varsovie contre les troupes Russes en 1831.

Capture

La série de TVP insiste sur la russification forcée des enfants Polonais. Le mythe du panslavisme est présenté comme une manipulation des autorités russes qui veulent formater les esprits encore immatures des élèves. J’aime particulièrement la scène où la carte de l’Empire du Tsar s’effondre sur Marcin Borowicz, le héros du roman.

Je me suis toujours demandé comment un si petit livre (moins de 240 pages) pouvait contenir autant de personnages, de situations et d’intrigues. La série restitue parfaitement l’intensité dramatique et l’humour de l’ouvrage. Pour ceux qui ne lisent pas le polonais, la qualité des productions de TVP est une consolation. Pour ceux qui ont un niveau intermédiaire, je recommande la lecture de Syzyfowe Prace. L’écriture est élégante, les chapitres sont courts et la langue très lisible. C’est un petit effort qui en vaut vraiment la peine.

Pour en savoir plus sur Syzyfowe Prace:

http://syzyfowe-prace.klp.pl/

http://syp.ostatnidzwonek.pl/

Marie-Jeanne C.K. Paris