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La tête au carré

 

POZ2J’étais à Poznań le 11 novembre, jour de la Fête de l’Indépendance en Pologne qui commémore le 11 novembre 1918 – en polonais Narodowe Święto Niepodległości. Le 15e régiment de Uhlans était présent à l’occasion du rassemblement Place de la Liberté (Plac Wolności). Pour la première fois, j’ai pu admirer la Cavalerie Polonaise en grande tenue, c’est-à-dire avec coiffes et lances. Le chapeau des militaires Polonais s’appelle rogatywka. Pour en savoir plus, j’ai effectué quelques recherches.

1.       Rogatywka: une tradition vieille de 500 ans

Beaucoup d’entre vous le savent : la forme carrée des coiffes est le signe distinctif des soldats Polonais. On appelle ce chapeau rogatywka, un mot dont l’étymologie vient de “róg” qui signifie angle, coin ou corne. On dit aussi czapka rogata, c’est à dire chapeau à coins. En français, il n’y a pas de traduction pour rogatywka. Avec une orthographe plutôt approximative, on écrit shapska, schapska ou chapska d’après le mot polonais czapska.

La rogatywka a accompagné l’Histoire de la Pologne depuis plus de 500 ans et elle reste associée à ses combats héroïques pour l’indépendance. Il semblerait que les Polonais se soient inspirés des bonnets carrés portés par leurs ennemis Turcs et Tatars dès le XIVème siècle. C’est au XVIIIème siècle que cette forme carrée s’est imposée, avec la couleur rouge qui domine. Porté en 1768 par les insurgés de la Confédération de Bar et appelé “konfederatka”, le bonnet carré est devenu un signe de ralliement et d’appartenance. Très vite, la cavalerie du Roi de Pologne a adopté la Krakuska aussi appelée ulanka (lire ci-dessous).

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Le XIXème siècle a été une période héroïque pour la Pologne partagée et asservie par les 3 puissances Autriche, Prusse/Allemagne et Russie. Les soulèvements se sont succédées en 1846 (Cracovie) puis en 1848 et en 1863. C’est notamment lors de cette dernière insurrection aussi apellée “Insurrection de Janvier”, que la rogatywka a repris son ancien nom de konfederatka, devenant un signe de ralliement et le seul élément national commun dans la tenue des insurgés.

Aujourd’hui, la rogawytka est portée dans l’armée de Terre et par de nombreux représentants des services publics polonais tels que policiers, pompiers, contrôleurs des trains PKP. Les scouts l’ont aussi adoptée. C’est la rogawytka des militaires qui m’intéresse.  Elle aussi reconnaissable et pas moins célèbre que le képi blanc des légionnaires Français ou les plumes des bersaglieri Italiens. Avant la fin de la Première Guerre Mondiale, les soldats Polonais servaient sous les uniformes des trois puissances occupantes et c’est avec des tenues disparates qu’ils ont combattu ensemble dans les Légions. En septembre 1919, la rogatywka a été (ré)introduite dans l’uniforme officiel. Elle fut le premier symbole de la Pologne restaurée.

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Avant 1935, la rogawytka était “molle”. En 1935, elle a acquis cette forme “carré sur rond” qu’on lui connait aujourd’hui. Depuis 1990, elle est devenue rigide, un peu comme une affirmation de la nouvelle place que la Pologne veut avoir dans l’Europe.

Pourtant, la rogatiwka militaire avait disparu à l’époque de la stalinisation forcée de la Pologne. L’annonce de sa réapparition en décembre 1981 est une ironie grinçante. C’est en effet le 17 décembre 1981, 5 jours après avoir décrété l’instauration de l’Etat de guerre que l’agence de presse a annoncé que la Pologne retournait à son chapeau d’origine modèle 1935. Le journal Tribuna Ludu avait alors publié un hommage appuyé à la “tradition nationale” et on a revu la rogatiwka dès le 17 janvier 1982 lors d’une cérémonie à la Tombe du Soldat Inconnu.

ROGAT37La rogatywka a une architecture très sophistiquée. Une palette carrée rigide appelée “pavillon” est posée sur un cylindre rattaché à une base de képi classique. Le pavillon mesure 25 cm dans sa diagonale donc ce carré a des côtés de 17.6 cm et une superficie de 30.97 cm2.  Les 4 pointes sont positionnées en losange. Le pavillon est légèrement déporté vers la droite pour que l’angle droit dépasse et penche vers le bas (mais pas trop). Polygone audacieux, la rogawytka ressemble à un triangle ou à un trapèze selon la perspective. La rogatywka c’est un peu la quadrature du cercle.

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Cette gravure de 1937 nous montre l’importance des proportions et la mesure règlementaire des angles. La rogatywka wz. 37 de 1937 reste d’ailleurs une référence que les collectionneurs s’arrachent. On peut lire dans le Dziennik Rozkazów MSWojsk. nr 11 une description  qui détaille la complexité du montage de cette coiffe. Véritable chapeau à mécanisme, elle avait un bourrelet intérieur qui dissimulait un bandeau rabattable pour se protéger du froid. C’est ce modèle 1937 qui fut porté par les soldats qui se sont sacrifiés pour tenter de repousser les invasions allemande et russe en septembre 1939.

Si vous lisez le polonais, vous trouverez plus de détails techniques (hiérarchie des galons, code couleur du ruban et modèles règlementaires) sur ce blog http://www.rogatywka.pl/historia/. La rogatywka militaire de 2015 se décline en plusieurs  versions y compris une version casquette de camouflage. Un modèle de rogatywka “commando” est à l’étude sous le nom de projekt rogatywka 2015Enfin, je voudrais mentionner une initiative sympathique „Rogatywkę czas nosić” pour faire du 4 mars la journée nationale de la rogatywka. Si j’avais de la place chez moi, je collectionnerais toutes les rogatywkas que l’on peut trouver au marché aux puces de Kolo Bazar à Varsovie.  Je vous suggère de visiter le stand de Grzegorz (première allée à gauche de l’entrée au 99bis rue Obozowa). 

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2.     Czapska: une légende napoléonienne

C’est dans la Cavalerie du XIXème siècle que la coiffe militaire carré a connu son âge d’or. D’abord simple bonnet à l’époque des Légions de Dabrowski, elle a pris de la hauteur pour devenir la czapska. A partir de 1807 avec la création des Lanciers de la Vistule par Napoléon, la forme évolue en se rigidifiant, le cylindre central s’incurve vers l’intérieur et on y ajoute une visière. Le sommet devient un pavillon carré plat et l’ensemble est maintenu avec une armature en roseaux. A cette époque, on la surnomme “polacre” parce que czapska c’est trop difficile à prononcer pour les Français.

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Rogatywka de la cavalerie entre 1785 et 1794   (Muzeum Wojska Polskiego, Warszawa).

 

 

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kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk Le Général Dabrowski coiffé de la Czapska. A la tête des Légions Polonaises d’Italie, Jan Henryk Dąbrowski (1755-1818) a combattu aux côtés de Bonaparte dès 1797.  Il avait précédemment pris part au soulèvement mené par Kościuszko en 1794. Devenu Général d’Empire, il a participé aux guerres napoléoniennes jusqu’en 1813. Son nom est mentionné dans le refrain de la Mazurek Dąbrowskiego, l’hymne national de la Pologne. 

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Dans la Grande Armée de Napoléon, la czapska est ainsi devenue ce chapeau si distinctif porté par les chevau-légers lanciers de la Garde Impériale, un corps qui comprenait non seulement les Lanciers Polonais mais d’autres formations telles que les Lanciers Hollandais ou les Lanciers de Bar.  Les Lanciers Polonais étaient rassemblés dans le Premier Régiment de la Garde Impériale. Donc attention : tous les soldats qui portent une czapska ne sont pas Polonais !

Au cours des campagnes napoléoniennes, la czapska a connu plusieurs versions avec des hauteurs et des couleurs différentes. La forme la plus répandue est celle de 22.5 cm (hauteur) sur 25 cm (largeur du sommet). Elle est agrémentée de toute une série d’ornements : plaques dorées frappées d’un N ou d’un aigle, rosettes, cocardes, pompons, rubans, galons. Les officiers ont parfois un bandeau en fourrure. Un plumet droit augmente encore la taille déjà impressionnante des cavaliers. Il surmonte une Croix de Malte en fils d’argent (parfois une cocarde). De chaque côté, les attaches de la jugulaire représentent des têtes de lions. La jugulaire en tissu rouge est recouverte d’une chaîne en métal. Une large bande de tissu noir et blanc est placée au dessus de la visière. Un double galon blanc tombe de part et d’autre du plumet et se termine par trois pompons et deux gros glands sur le côté gauche. Suspendue à un crochet, une chainette sur galon cramoisi tombe sur la visière.  Compliqué mais irrésistible !

ROGAT67              RHGEUDROGAT57OTG VHRUYOT EHGRUYTOE GYUEO GYUHO                                                  GYU7O kkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkkk

ROGAT16ROGAT42La czapska est parfois protégée d’une housse contre la poussière ou les intempéries.  En “tenue de route”, la czapska est recouverte d’un drap noir.

 

Aujourd’hui, la czapska des Lanciers Polonais reste l’un des objets les plus recherchés par les collectionneurs. Les prix se négocient entre 10 000 et 15 000 euros. Un antiquaire du Village Suisse à Paris m’a mise en garde. Les czapskas “premier prix” sont en général plutôt défraichies, la couleur rouge est fanée, les galons ont perdu leurs brillant. Souvent il manque la rosette et la plaque frontale d’origine. A l’inverse, les czapskas “haut de gamme” sont parfois des reconstitutions réalisées à partir de czapskas trop abimées pour être présentables : tout est d’époque mais rien n’est d’origine ! Pour un déguisement, la firme AntikCostume propose un joli modèle à 1200€. Plus ordinaire mais moins cher, on trouve aussi des czapskas sur Polart.

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3.          L’héritage : souvent copiée, jamais égalée

La czapska a survécu à l’épopée napoléonienne. Coiffure emblématique, la czapska devient la coiffe des régiments de Lanciers qui sont considérés comme les plus prestigieux. On la retrouve non seulement en France mais aussi en Russie, en Angleterre, en Prusse et en Autriche. Ironiquement, les armées qui ont le plus combattu Napoléon s’en inspirent pour redessiner leurs uniformes. On dit d’ailleurs que c’est à partir d’un savoureux mélange entre czapska des Lanciers et corne des Cuirassiers que le Roi Frédéric Guillaume de Prusse a imaginé le casque à pointe appelé Pickelhaube.

La forme de la czapska continue donc à évoluer et pas toujours pour le meilleur. Avec le temps, on a d’ailleurs du mal à retrouver l’harmonie de la “tête au carré” originelle. Le pavillon devient ridiculement petit ou trop grand. Il est parfois trop haut, comme posé sur une tige. A l’inverse, il est parfois trop bas quand le cylindre central disparait. La laine est remplacée par de la toile cirée ou du coton enduit. La gamme de couleurs se limite au noir et au blanc. D’énormes plumets posés en déséquilibre sur le côté contribuent à contrarier les proportions.

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France : czapska d’officier du Régiment des Lanciers de la Garde petite tenue, modèle 1856-1858 (gauche) et czapska d’officier du régiment de Lanciers de la Garde Nationale sous la Monarchie de Juillet (droite).

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En haut : Prusse (gauche)  – Russie  (droite).  En bas : Autriche (gauche) – Belgique (droite).

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Grande Bretagne : 9ème régiment des Lanciers de la Reine (1890).

Pour conclure : Tous les Książyk Polonais et militaires que je connais ont une rogatywka. J’aimerais bien un jour avoir la chance de les voir en grande tenue. Si par hasard ils lisent ce post, j’espère qu’ils vont comprendre le message !

Marie-Jeanne C.K., Paris

Syzyfowe Prace : la jeunesse de Walenty

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Syzyfowe Prace (Les Travaux de Sisyphe) est le premier  livre que j’ai lu en polonais. Ce classique de la littérature n’a toujours pas été traduit en français.  Sur la photo : edition Olesiejuk de 2004 et edition Czytelnik de 1956 illustrée par Monica Żeromska, la fille de l’auteur. 

TVP Polonia rediffuse cette semaine Syzyfowe Prace, une série produite en 6 épisodes. Cette histoire nous fait vivre la vie des Polonais sous le joug russe, entre 1883 et 1893.  Tous les Polonais connaissent Syzyfowe Prace. Ce petit livre écrit par Stefan Zeromski en 1897 est un classique dans les collèges. Bien sûr, à l’époque du Communisme, les programmes officiels l’ont mis de côté pour ne pas encourager le sentiment antirusse des élèves. Mais ce livre n’a jamais été interdit et il a toujours été accessible dans les bibliothèques scolaires.

L’histoire se déroule dans plusieurs lieux fictifs de la région de Kielce. L’auteur explore l’environnement des héros avec beaucoup de minutie : un manoir isolé, une école de village, une ville de garnison, un collège de province. J’aime Syzyfowe Prace parce que les héros ont l’âge qu’avait mon arrière-Grand-Père Walenty Książyk à la même époque. Marcin Borowicz est né en 1864. Walenty est né en 1863, l’année de l’Insurrection de Janvier (Powstanie Styczniowe). Les années qui ont suivi ont été particulièrement dures. Exactions, déportations, répression, et confiscations étaient le lot quotidien des Polonais qui refusaient l’asservissement. La russification s’est intensifiée à partir du début des années 1880. Le polonais a été interdit dans les écoles. Les livres ont été confisqués et souvent détruits. Les examens d’entrée au collège sont devenus plus sélectifs pour écarter les réfractaires. La seule alternative pour ceux qui refusaient ce système c’était d’entrer au petit séminaire. Pour les familles polonaises, l’éducation avait un coût prohibitif et en général, un seul enfant par fratrie pouvait y accéder.

Les livres sont en fait les principaux héros de Syzyfowe Prace. Le roman évolue autour de la solidarité des élèves pour découvrir, partager, protéger et cacher une littérature polonaise interdite par les autorités. Les livres sont rares et précieux. Ils deviennent un trésor et un enjeu. Pour les personnages du roman, c’est ce qui reste quand on a tout perdu. Pour moi aussi : les livres en polonais sont pratiquement sont les seuls objets qui me restent de mon Grand-Père Leon Książyk. Ils sont rares, précieux et je ne m’en suis jamais séparée.

Syzyfowe Prace c’est en quelque sorte la jeunesse de mon arrière-Grand-Père Walenty. Chacun des héros du livre me dévoile quelque chose sur lui : la noblesse ruinée de Marcin Borowicz, la pauvreté digne d’Andrzej Radek, la résistance courageuse de Tomasz Walecki, le patriotisme passionné de Bernard Zygier. Avec Syzyfowe Prace, j’ai imaginé la couleur de son uniforme, le froid de son dortoir, l’obscurité de sa salle d’étude. J’ai aussi compris sa détermination à travailler pour s’en sortir.

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La déclamation du poème d’Adam Mickiewicz La redoute d’Ordon (Reduta Ordona) est certainement le moment le plus intense de la série TVP. Le livre ne restitue pas l’intégralité de ce texte qui raconte le siège de Varsovie contre les troupes Russes en 1831.

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La série de TVP insiste sur la russification forcée des enfants Polonais. Le mythe du panslavisme est présenté comme une manipulation des autorités russes qui veulent formater les esprits encore immatures des élèves. J’aime particulièrement la scène où la carte de l’Empire du Tsar s’effondre sur Marcin Borowicz, le héros du roman.

Je me suis toujours demandé comment un si petit livre (moins de 240 pages) pouvait contenir autant de personnages, de situations et d’intrigues. La série restitue parfaitement l’intensité dramatique et l’humour de l’ouvrage. Pour ceux qui ne lisent pas le polonais, la qualité des productions de TVP est une consolation. Pour ceux qui ont un niveau intermédiaire, je recommande la lecture de Syzyfowe Prace. L’écriture est élégante, les chapitres sont courts et la langue très lisible. C’est un petit effort qui en vaut vraiment la peine.

Pour en savoir plus sur Syzyfowe Prace:

http://syzyfowe-prace.klp.pl/

http://syp.ostatnidzwonek.pl/

Marie-Jeanne C.K. Paris

Clogs and chodaki

CHROMOI found this adorable chromo on a flea market of Paris. Flat landscape, white kerchiefs, blond kids. This is Poland (according to my cliché). But the little boy is wearing wooden clogs. Question: did people wear clogs in Poland?

I am a museum rat and I have never seen a Polish painting picturing people wearing clogs. The wooden clog continental civilization that geographically begins in Brittany extends eastward to northern Germany. But what about Poland?

Wooden clog in Polish is “chodak” (plural: chodaki) or “drewniak” (plural: drewniaki).  These two words resonate with much affection to my ears. Chodak sounds like “chodzić » (to walk) and drewniak sounds like “drewno” (wood).

In the three books Polskie Stroje Ludowie which are my bible for mapping Polish folk costumes, I only found these two pictures of “drewniaki”. This is not exactly the clogs we are used to.

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Other references (1) explain that wooden clogs were present in some regions and named with different words: “kurpie” (Mazowie forests), “postołami” (Podlaskie), “kierpcami” (Tatra). Clogs are reportedly still worn in Kashubia, a region of North-West Poland bordering Germany.

Interestingly, poor members of the szlachta in Podlaskie were also wearing wooden clogs to spare their only pair of shoes. Their clogs were made with barks of linden. Therefore, they were derided as “szlachta chodaczkowa” which means “nobility in clogs”.

Podlaskie? Isn’t that the region from where the  Książyk are coming?

Marie-Jeanne C.K., Paris

(1) S. Orgelbranda Encyklopedja Powszechna. Warszawa: Wydawnictwo Towarzystwa Akcyjnego Odlewni Czcionek i Drukarni S. Orgelbranda Synów, XIX i pocz. XX wieku (może wymagać uaktualnienia).

Nie Przegap

CaptureProgram Kulturalny 2015 – Biblioteka Polska w Paryżu.

Nie przegap:

  • Piątek, 22 maj 14.30 –  Międzynarodowa Konferencja Zdrady i trauma po Jałcie
  • Piątek, 2 / Sobota, 3 Października – Debata – 1945 … dylemat i dramat Polaków na Zachodzie
  • Piątek, 6 Marca – Debata – Jak Europa Środkowa weszła w świecie komunistycznym (1945-1949)
  • Piątek, 4 Grudnia – Międzynarodowa Konferencja Stosunki polsko-ukraińskie po 1989

Programme Culturel 2015 – Bibliothèque Polonaise à Paris.

A ne pas manquer :

  • Vendredi 22 mai a 14h30 –  Colloque International Trahison et traumatisme après Yalta
  • vendredi 2 et samedi 3 octobre – 1945 … après la victoire, dilemme et drame des Polonais de de l’ouest
  • Vendredi 6 mai – Debat – Comment l’Europe Centrale est entrée dans le monde communiste (1945-1949)
  • Vendredi 4 décembre – Conférence Internationale Les relations polono-ukrainiennes depuis 1989

Programme 2015 (tylko po francusku)   Świetnie jutro jest piątek!

Bezpłatne. Rezerwacja – Gratuit. Sur réservation

evenements.shlp@bplp.fr

01.55.42.91.87

Michał, Paris

 

 

 

 

 

Scène Culte

Ceux qui n’ont pas le temps de lire les 700 pages de Par le Fer et par le Feu peuvent regarder le superbe film de Jerzy Hoffman (1999)  sur YouTube.

Voici la scène culte de ce film :  Helena (Ukrainienne) danse avec Jean (Polonais).  L’histoire va les séparer puis les réunir à nouveau. Un beau symbole qui résume la relation compliquée entre ces deux pays.

La musique s’inspire de la chanson populaire Hej, sokoły .

Myrande, Paris

 

Par le Fer et par le Feu

Je viens de terminer Par le fer et par le feu, un livre que mon petit fils Witold m’a offert à Noel.

J’avais déjà essayé de lire ce livre dans son édition de 1901 (La Revue Blanche) sans pouvoir aller au-delà de la dixième page. Comme souvent pour les auteurs Polonais, la traduction était inconfortable et très alambiquée.

Par le fer et par le feu a maintenant une nouvelle traduction, plus moderne. En fait, c’est celle publiée par Phébus en 1992 qui vient d’être reprise par Libretto. Les auteurs avaient mis 10 ans pour traduire les 700 pages du livre d’Henryk Sienkiewicz. Ils ont eu l’excellente idée de rajouter un petit lexique.

Très vite, le souffle épique de ce roman nous emporte dans les grandes plaines de l’Ukraine qui ont jadis appartenu à la Pologne. On navigue sur les Eaux Jaunes, on s’égare dans les Champs Sauvages. Avec ce livre, j’ai découvert les Kresy, ces terres des confins, les territoire perdus que tous les Polonais ont gardé en mémoire.

Quel dommage que Le déluge (Potop) et Messire Wolodyjowski (Pan Wołodyjowski), les deux autres livres de la trilogie de Sienkiewicz ne soient plus disponibles alors qu’ils existent en anglais et en allemand. Ces deux ouvrages ont eux aussi été traduits en français dans La Revue Blanche. Vous pouvez les trouver sur eBay.fr.

Par le Fer et par le feu, Editions Libretto, 700 pages, €15.

Myrande K., Paris

PFF